DEFINITION ET TECHNIQUE DU SAIKEI

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DEFINITION ET TECHNIQUE DU SAIKEI

Message  Horai le Mer 25 Avr - 11:47

Very Happy Bonjour!

DEFINITION ET TECNIQUE DU SAIKEI

Saikei signifie paysage vivant.

C’est une forme de bonsai dans laquelle l’artiste ne se contente pas de représenter un arbre, un bosquet ou une forêt, mais un paysage en miniature en trois dimensions.

Au Japon, l’Ecole de Saikei fut fondée par Toshio KAWAMOTO, après la Seconde Guerre mondiale. C’est donc un art jeune.

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KAWAMOTO a basé la réalisation de cette forme d’art sur principe des groupes d’arbres, ou des plantations sur roche, techniques de bonsai bien connues.

Prenant conscience de la demande d’une forme de bonsai aisément accesible, il créa le Saikei.

Des jeunes arbres peuvent être utilisés, conduits et transformés en arbres à l’aspect ancien progressivement, permettant ainsi de réaliser des paysages agréables à regarder.

KAWAMOTO voulait une certaine forme de bonsai qui puisse, même récemment mis en scène, avec des arbres sans grand caractère, présenter immédiatement un aspect attrayant, naturel, en comparaison avec le temps nécessaire pour qu’un bonsai puisse révéler sa beauté.




En 1967 il édite le livre : Le Saikei : Paysages vivants en miniature. Cet ouvrage est devenu la Bible du Saikei depuis sa parution.

Quand KAWAMOTO présenta ce nouveau style, il ne fit pas usage d’arbres “avancés” dans le sens de beaux et travaillés.

Avec le temps, d’autres artistes élevèrent ce style vers de hauts niveaux esthétiques, affinant au mieux chaque arbre du Saikei.

Aujourd’hui le saikei peut être réalisé à l’aide de jeunes plants, des boutures, ou des bonsai avancés.

C’est le choix de chacun, limité seulement par le matériel à votre disposition, votre habileté et votre imagination.

Lorsque vous voyagez dans la campagne, prenez des photos qui vous serviront d’inspiration pour vos futures réalisations.

En observant les paysages naturels, nous pourrons imaginer ensuite le type de saikei que nous voulons composer.

Un Saikei vraiment naturel doit être composé d’ arbres ou d’ arbustes évidemment, mais aussi de roches, d’herbes et de mousses.

Il sera présenté dans un pot très plat, une lauze, ou sur une ardoise.

By Pauline F Muth of pfm bonsai studio copyrighted 2003, updated 2004.

Translation by TORA 24/11/2011
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Différence entre Bonkei et Saikei
Tous deux mots japonais.


From Wikipedia, the free encyclopedia
(盆&#26223 is Japanese for "tray landscape".[1] A bonkei is a three-dimensional depiction of a landscape in miniature, portrayed using mainly dry materials like rock, papier-mâché or cement mixtures, and sand in a shallow tray. Although bonkei materials are usually dry, flowing water and seasides are often depicted, with varying colors of gravel or sand making up the land and the water elements. A bonkei may also contain miniature figures of people, animals, buildings, bridges, and other common outdoor items.
The goal of the form is to provide an aesthetically pleasing miniature landscape for display and contemplation. The landscape is depicted in full three dimensions, and contained in a wide, low-sided tray. Raised areas representing river banks, hills, cliffs, or mountains are built up from sculptable materials like ciment fondu, clay, or papier mache. These sculpted elements are frequently painted to resemble the natural environment as closely as possible, for example, through painting ice, rock, and vegetation colors onto sculpted mountains. Flat areas representing plains or open water are covered with colored sand or gravel. Real rocks may be embedded in the landscape.
Human and animal figurines and miniature models of structures and vehicles are placed on top of the bonkei's base landscape to create a fully realized scene. Even model trees and other vegetation may be incorporated, though live plants are not generally considered elements of bonkei. The completed bonkei can be displayed in the home similar to "a bonsai, a painting, or a floral arrangement - at proper height, against an uncluttered background".[2]
Bonkei is similar in some ways to the Japanese saikei (plant landscape), Chinese penjing, or Vietnamese hon non bo art forms. Although the aesthetic goals and practical aspects of model railroads are quite different, some similarities with bonkei can be seen in the model railroader's depiction of the natural environment. Robert Behme says that bonkei differs from saikei in that a bonkei "is essentially a dry landscape, and living plants are rarely used; a saikei depends exclusively on living plants for effect." [2] As a result of this key difference, many bonkei specimens can last a long time with no maintenance, where a saikei requires frequent tending and a favorable environment for growth of the trees it contains.(1)
(1) Je traduis ici, (assez librement) le dernier paragraphe:
Robert Behme déclare que le bonkei est différent du saïkeï par le fait que le bonkei " est essentiellement un paysage sec , les plantes vivantes sont rarement utilisées". Le saïkeï, au contraire se définit exclusivement par les plantes vivantes qui lui donnent son caractère.

Cette différence essentielle fait du bonkei une création qui peut durer indéfiniment sans aucun entretien, alors que le saïkeï réclame une attention et des soins, ainsi qu’un environnement favorable afin de favoriser la croissance et et le bon développement des arbres qui le composent.


LA REALISATION DES SAIKEI ET PENJING –GENERALITES
(On retrouvera ici, des indications qui ont servi à la réalisation des forêts)





POUR FAIRE UN SAIKEI QUE FAUT-IL ?

- AVANT TOUT.
Il est primordial de bien cerner son projet et déterminer si l’on veut réaliser un paysage horizontal (Scène de plaine, de lande, de garrigue, de bord de Mer, de rivière...), ou vertical, (falaise, pente montagneuse, mesa*, tepuy*(deux reliefs respectifs de l’amérique du nord et du sud, ce sont des plateaux couverts de végétation plutôt de type désertique pour les premiers, et végétation luxuriante type jungle, forêt humide pour les seconds).

- Il faut :

- Des arbres bien sûr. Mais on les préfèrera à petite feuilles, à petites aiguilles, la plupart du temps persistants comme les genévriers, les thyms, les romarin, les cotoneasters, les bruyères, les ficus microphylla Un marronnier ou un figuier seront difficiles à utiliser. Echelle oblige….
- Mais aussi un contenant (Poterie en céramique, en fibre, etc.) ou une base support de culture appelée communément Lauze la matière peut-être naturelle : l’ardoise, le grès, la pierre calcaire, la lave etc., ou artificielle : résine synthétique armée de fibre de verre, ciment armé coloré etc.
- Un substrat un peu différent de celui des bonsaï plantés en poterie classique, pour des raisons de rétention d’eau et de la faible épaisseur de ce même substrat.
- Des végétaux de garniture assortis aux arbres utilisés (petites graminées, fougères, mousses obligatoires jouant un rôle multiple (fixation du substrat, isolation thermique, conservateur d’hygrométrie, « gazon » du sous-bois, de garniture.
-Enfin des minéraux (Grandes et petites roches originales, crevassées, creuses moussues, érodées : pensez à Fontainebleau), qui seront utilisées seules, posées ou fixées sur une lauze ou une ardoise, ou sur un suiban rempli d’eau pour l’hygrométrie. Ces roches porteront les arbustes plantés dans leurs cavités.
-Du sable pour aquarium, de la lave concassée en fines particules, du verre pilé etc. pour figurer les lits des rivières, les torrents à sec, les plages, les étendues désertiques.

- Un minimum d’outillage.
- Quelques accessoires de protection (lunettes, gants)
- De la patience.
- Et surtout l’envie de créer un petit morceau de planète où, même si vous ne pouvez pas vous y réfugier physiquement, vous y entrerez souvent par l’ESPRIT ! .
C'est-à-dire grâce à votre IMAGINATION, votre sens de la BEAUTE et votre amour pour la NATURE, avec des ARBRES et des minéraux que nous aimons tous. Du moins dans ce forum !

COMMENT PREPARER LES ARBRES?.
La préparation des arbres est, on s’en doute, très importante.

a/ Choix des arbres.

Afin d’avoir à sa disposition tout un assortiment d’arbres, il faut posséder plusieurs exemplaires dans les catégories suivantes : grands, moyens, petits, tout petits. Ils doivent avoir l’apparence d’un arbre adulte.
Dans la mesure du possible, ils doivent présenter des silhouettes différentes Les formes droites, bien sûr à réserver pour les saikei réalisés sur une surface plane, mais aussi des formes en cascade, semi-cascade, fukinagashi (soufflé par le vent) pour les plantations en surface verticale. Il faut de la variété, de la diversité, du bizarre même : tronc tordu, tronc penché, cassé, asymétrique, shari, sabamiki et pourquoi pas racines apparentes (Neagari).

b/ Préparation du nébari (base du tronc d’où partent les racines) de chaque arbre.

La préparation du nébari est importante, capitale. Le réseau racinaire doit être fourni, le plus étalé possible et rayonnant dans toutes les directions.
Pour obtenir ce résultat, trois possibilités :


I -Culture individuelle de chaque type d’arbre dans un contenant assez large (en surface s’entend) entre 10 et 20 centimètre de profondeur.
Les racines étalées de l’arbre en culture seront plaquées sur une ardoise, un carreau de céramique, ou une plaque de linoleum, ces matériaux au préalable enduits d’une couche d’un mélange d’argile, de terreau, de zéolithe et de sphaigne (ou Keto pour les puristes).(PHOTO) Le réseau racinaire est fixé au support par du raphia (suffisant) ou du fil fin d’aluminium pour le ligaturage 2 ou 3 mm.
- Placer ensuite l’arbre dans le contenant garni d’une épaisseur de 5 centimètres de zéolithe/akadama pour les feuillus ou de zéolithe/pouzzolane/écorces de pin compostées pour les conifères. (PHOTO)
- Recouvrir tout le nébari du même substrat, arroser. (PHOTO)
- Cultiver 1 à 2 ans sans rien tailler.

II – Culture collective* en caisse de culture. (* Tous ensemble, côte à côte) (PHOTO)
Même procédure que pour le pot individuel, sauf que les arbres, classés par catégories grands, moyens, petits etc. sont placés ensemble, munis de leur plaque individuelle dans une caisse de culture commune.

III – Culture collective en pleine terre
Idem
Dans la culture en pleine terre, si le terrain ne s’y prête pas, creuser une fosse qui sera garnie du substrat indiqué.
En principe, au bout d’un an de culture, le nébari s’est développé suffisamment. Sinon attendre un an de plus.

COMMENT PREPARER LA LAUZE ET LA ROCHE?

Le paysage peut donc être créé sur un support horizontal (lauze, suiban* *plateau céramique très bas, de forme rectangulaire ou ovale, sans trous au fond, destiné à supporter les rochers des paysages verticaux ou horizontaux), ou sur un support vertical (roche volcanique, calcaire, grès, tuff). Ce support vertical pourra être creux, avoir des cavités suffisantes pour l’implantation des végétaux, ou faire l’objet d’adaptations destinées à maintenir le végétal contre la paroi, pendant que les racines descendent jusqu’à la base .Il est préférable de posséder quelques supports de taille et forme différentes en fonction de l’usage que l’on compte en faire.


Le travail de taille (découpe) se fait à la meuleuse. Donc prudence, utilisation de protections, gants, lunettes, masque à poussière, en fixant la lauze sur une table basse avec des serre-joints solides, que l’on déplacera au fur et à mesure de la découpe.
Ensuite, avec un ciseau de maçon, un burin, un marteau, rendre les coupes irrégulières, naturelles (pas de bords droits, mais éclatés, comme une pierre taillée de la préhistoire)



Je décris ci-dessous mon procédé de préparation des supports (en général des roches).
Se munir des outils indispensables -Lunettes de protection.
- Gants de bricolage
-Perceuse à percussion électrique.
-Forets au carbure de tungstène diamètre 3 ou 4 mm.
-Poinçon chasse-clous
-Marteau
-Plombs de pêche diamètre 3 ou 4 mm
- Fil d’aluminium pour ligature diamètre 2 ou 3 mm pour réaliser des « épingles à cheveux » courtes 4 à 5 cm pour fixer la grille à la lauze et longues 8 à 10 cm selon le gabarit de l’arbre pour fixer les arbres à la lauze.
- La profondeur du trou doit être au minimum de 5 mm (PH E). Chasser la poussière en soufflant à l’aide d’un tube creux (corps de stylo Bic !).


- Présenter un plomb entre les deux fils et à l’aide du marteau et du poinçon, l’enfoncer de manière à bloquer le fil par écrasement du plomb au fond du trou.
- Percer dans la surface intérieure le nombre de trous correspondant aux arbres à fixer sur la lauze. Auparavant, faire un croquis de plantation, afin que la forêt, répartie sur deux ou trois groupes ne présente pas, lorsque l’on se trouve au point focal (Arbre principal se trouvant à droite ou à gauche du centre de gravité de la lauze) des arbres alignés les uns derrière les autres. De ce point focal d’observation, en fermant un œil et en visant l’arbre principal, on doit distinguer tous les troncs, sans que ceux situés au premier plan cachent les autres.
Dès que toutes les « épingles à cheveux » de fixation de la grille et des arbres sont en place, on tire sur les fils pour s’assurer qu’ils tiennent bien. Sinon enfoncer un deuxième plomb, ou une moitié
- Poser la grille sur les « épingles à cheveux » de bordure de la face arrière de la lauze. Rabattre ces fixations pour plaquer la grille sur toute la face arrière.
- La grille relevée et fixée sur la face arrière, étaler une épaisseur 1 à 2 cm de substrat (Composition : akadama,60% terreau de feuilles de sous-bois ou terreau de culture des arbres plantés 20% (pour les mycorhizes) écorces de pin compostées 10%, sphaigne du chili 5%, fibres de coco ou de palmier hachées5%) sur toute la surface de la lauze.
- Rabattre la grille et la fixer sur tout le périmètre, en passant au fur et à mesure à travers les mailles les épingles de périphérie et de fixation des arbres.
- Plier en croisant les épingles périphériques.
- Laisser les épingles de fixation des arbres à la verticale, ouvertes en V.
- Vaporiser le substrat pour ne pas qu’il soit trop sec.

COMMENT FIXER LES ARBRES SUR LE SUPPORT? PLANTATION HORIZONTALE.
-
Ces opérations de préparation de la lauze effectuées, passons à la fixation des arbres.
Il faut pour cela :
-Les arbres dépotés ou sortis de la pleine terre, mis en réserve dans une auge de maçon, recouverts d’une serpillière humide.
- Du substrat : (Composition : akadama 60% terreau de feuilles de sous-bois ou terreau de culture des arbres plantés 20% (pour les mycorhizes) écorces de pin compostées 10%, sphaigne du chili 5%, fibres de coco ou de palmier hachées5%).
- Un bloc de terre glaise naturelle pure, sans gravier (prélevée en campagne).

Auparavant, chaque arbre aura subi individuellement la préparation suivante :
Les grosse racines seront taillées, et l’ensemble du pain racinaire taillé en cercle le plus compact possible modérément s’entend, afin de ne pas affaiblir l’arbre.

Pour chaque arbre préparer deux boules composées :
Pour la première, de la même composition que le substrat de plantation (Composition : akadama,60% terreau de feuilles de sous-bois ou terreau de culture des arbres plantés 20% (pour les mycorhizes) écorces de pin compostées 10%, sphaigne du chili 5%, fibres de coco ou de palmier hachées5%) + eau (consistance pâte à pain).
Pour la deuxième, glaise pure +eau (consistance pâte à pain).
Ecraser les deux boules en forme de galette circulaire, destinée pour la première à « enrober »le pain racinaire de l’arbre et la deuxième (3 à 4mm d’épaisseur) à servir d’adhésif à la première galette recouvrant le racinaire
Le pain racinaire de l’arbre se trouve « englobé » d’une sphère de substrat qui ne se désagrège pas et ne se déshydrate pas non plus. (PH)

- Plaquer chaque arbre sur la grille, à cheval sur l’épingle, rabattue de part et d’autre
- Entourer le tronc juste au dessus de la ramification racinaire à l’aide des deux brins de fil à ligaturer, faire un ou deux tours et enfoncer les extrémités sous les mailles de la grille. Rien ne doit dépasser au niveau du nébari.
Ensuite confection d’un colombin (‘boudin fin) composé moitié de glaise assez ferme, moitié substrat de plantation avec fibres de ficelle de lieuse « incorporée » pour la tenue ‘ c’est l’équivalent du « Pisé », plus résistant que le Keto (PHOTO)
Pose du colombin autour de la périphérie de la grille, pour masque les bords et retenir le substrat (voir substrat I) (PHOTO)
Ouvrir à des intervalles réguliers quelques « brèches » dans le colombin collé autour de la pierre pour l’écoulement de l’eau d’arrosage ou de la pluie.
- Recouvrir les racines avec le substrat.
- Vaporiser uniformément.
- Tasser avec la paume de la main.
- Poser la mousse, les rochers, les petits végétaux….
- Vaporiser de nouveau.
-.Placer à l’ombre pendant une semaine, en arrosant lorsque la mousse est sèche.
COMMENT FIXER LES ARBRES SUR LE SUPPORT? PLANTATION VERTICALE.
Description ici, de la fixation des arbustes sur plan vertical et différence de longueur des racines, qui dans cette composition vont souvent ramper le long de la roche, s’y enfoncer, ou croître jusqu’à atteindre la base de la roche verticale.

LE REMPLACEMENT DES ARBRES MORTS OU JUGES INESTHETIQUES

D’une année à l’autre, la forêt peut perdre un arbre. Il faut donc le remplacer.
A l’aide d’une spatule, d’un couteau ou d’une baguette de bambou, défaire doucement le substrat autour de l’arbre mort.
-Défaire la fixation en aluminium.
-Retirer l’arbre.
-Retirer tout le substrat autour de l’emplacement de l’arbre.
-Etaler une couche de nouveau substrat autour de l’épingle de fixation.
-Prendre l’arbre de remplacement, garni de la « boule » de plantation.
-Plaquer l’arbre entre les deux brins d’aluminium sur le substrat recouvrant la grille.
-Relever les brins et en les croisant fixer l’arbre sans serrer autour du tronc.
-Recouvrir toute la motte de substrat. Arroser au vaporisateur.
-Recouvrir le substrat de coussinets de mousse garnis d’une fine couche de glaise (pour l’adhésion au substrat)
-Terminé. Forêt relookée !

LE SUBSTRAT: C'EST QUOI? COMMENT ON LE PREPARE, COMMENT ON LE POSE ?

Le substrat pour les Saïkeï (paysages sur plateau ou sur roche) ou les Ishitsuki (Plantation d’un bonsaï sur roche) doit présenter des propriétés parfois en contradiction avec le substrat des arbres cultivés en pot. Là nous rechercherons la matière drainante, aérée, facilitant l’émission des racines, provoquant une croissance exponentielle. Au contraire ici, dans le cas des Saïkeï, nous recherchons un substrat qui permette à l’arbre de résister à un manque d’arrosage, tout en permettant aux racines de respirer et de trouver dans la composition mixte une nourriture disponible (terreau, compost ajouté à l’akadama et autres matières citées ci -dessous) complétée bien sûr par la répartition régulière d’engrais organique solide. Mais ici sans rechercher une croissance et un développement comme on le souhaite sur un bonsaï. En dosant les arrosages, l’engrais et l’exposition, nous réaliserons l’équilibre de la plantation du paysage.
Ce substrat ne doit pas être entraîné par l’arrosage ou la pluie. Afin de pallier cet inconvénient, il est donc recouvert souvent, par endroits seulement de quelques « galettes » d’argile recouvertes elles mêmes de plaques de mousse.
En cas d’érosion trop voyante, il faut compléter les parties « lessivées » (par la pluie bien souvent) et recouvrir les racines dénudées du substrat nourricier.




Composition du substrat :

Akadama 60% terreau de feuilles de sous-bois ou terreau de culture des arbres plantés 20% (pour les mycorhizes) écorces de pin compostées 10%, sphaigne du chili 5%, fibres de coco ou de palmier hachées5%

Tous les ingrédients du substrat sont soigneusement tamisés, avant d’être mélangés.
Pour la pose du substrat, voir le paragraphe « PREPARATION DE LA LAUZE » (Photos)

LA CULTURE/L’ENTRETIEN.

Le saikei demande de l’attention et un entretien régulier.
Les arbres sont pincés régulièrement afin de contrôler leur développement en période de pousse forte (Printemps). Les branches inesthétiques seront supprimées en période de repos de l’arbre, en protégeant les coupes. (Hiver).
Les arbres morts, cela arrive hélas, sont remplacés au printemps pour ne pas perturber l’équilibre des arbres voisins.
Oter les herbes indésirables ou envahissantes.
Remplacer la mousse sèche ou trop vieille par des coussinets frais.
Pulvériser de temps en temps un insecticide naturel préventif.
Faire un traitement à la bouillie bordelaise en hiver.

LES PROTECTIONS.

Protéger la butte de substrat de la lauze avec des serpillières humides par périodes de grand vent (dessèchement), en arrosant régulièrement le tissu.
Egalement, protection par grande chaleur et soleil intense à l’aide d’un tissu d’ombrage placé au-dessus, ou en déplaçant le saïkei à l’ombre d’un arbre ou d’un mur.
En hiver, poser la lauze sur une ou plusieurs plaques de polystyrène et recouvrir la butte de substrat a l’aide de plaques de feutre végétal. Autour des troncs déposer des paquets de sphaigne maintenus avec des épingles de fil d’aluminium.

Aubais, le 25 avril 2012

Horaï.
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Quelques liens pour les amateurs de Saïkeï!

Message  Horai le Mar 26 Juin - 7:33


Very Happy Konnichiwa les amis du Saïkeï!

Des lien pour les amateurs de saïkeï !

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Des manuels, des guides...
References
Saikei: Living Landscapes in Miniature by Kawamoto, Toshio
Publisher: Kodansha International, Tokyo, Japan Date Published: 1967
ISBN-13: 9780870110481 ISBN: 0870110489


A suivre..... Very Happy
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Re: DEFINITION ET TECHNIQUE DU SAIKEI

Message  pascalou le Mer 27 Juin - 5:07

Vivement la suite ! Basketball

pascalou

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Re: DEFINITION ET TECHNIQUE DU SAIKEI

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